Avec Souffle d’Or, Camille Eugénie Marchand dévoile une série photographique profondément introspective, marquant une transition lumineuse dans son travail. Présentée comme la continuité de Silent Place, cette troisième série s’impose comme une saison 2 où l’ombre laisse place à la lumière, où l’angoisse cède à l’apaisement.
À travers une mise en scène éthérée et intimiste, la photographe explore la notion de renouveau. La présence d’un voile fluide, symbolise ce passage délicat entre douleur et guérison. Le doré domine, insufflant une dimension presque spirituelle à ses images, comme un souffle précieux, le Souffle d’Or.
Si Lieu de Silence incarnait un cri intérieur, cette nouvelle série en est l’écho apaisé. Le corps, toujours central, devient ici un lieu de transformation. Derrière une matière organique qui floute et retient encore, on devine l’émergence d’un nouvel équilibre. La lumière, élément clé de la composition, ne se contente plus d’éclairer : elle libère.
Minimaliste dans sa post production, Souffle d’Or s’appuie sur une technique simple, mais efficace, où la photographie capture la sensation brute, sans artifice. Ce qui frappe, c’est cette invitation à la contemplation. Marchand ne propose pas simplement des images, mais un espace où le spectateur peut, à son tour, souffler, se poser et ressentir.
À travers cette série, l’artiste matérialise un instant rare : celui où l’on commence à aller mieux. Une expérience universelle et pourtant si peu représentée, que Souffle d’Or magnifie avec subtilité et sincérité.





